Islande - 2011

Récit de voyage - Semaine I


Dimanche 24 Juillet - Prologue

Nos bagages
Nos bagages

Isère - Paris (Roissy Charles de Gaulle)

 

Et voilà! 13h30 : départ de la maison et direction l'Islande.

 

Les premiers mètres jusqu'à l'arrêt de tram nous laissent entrevoir les difficultés qui vont suivre avec nos deux gros cartons et nos sacs. A peine 200 mètres d'effectués et les trapèzes hurlent de douleurs... D'ailleurs, tous nos muscles ne sont que douleurs !

Jusqu'à Paris, ce ne sera que la course après le temps. Le TER est arrivé avec 5 minutes de retard à Lyon et notre changement était à faire en 10... çà stresse un peu. En plus du temps, ce sont les contrôleurs qui nous menacent de nous faire payer des amendes pour bagages trop grands voire de nous laisser sur le quai, mais finalement leur gentillesse nous sauve.

Enfin, nous arrivons à Paris (Roissy-Charles de Gaulle). Les cartons dormiront en consigne, sur conseil des agents SNCF sur le quai. Nous nous épargnons des manipulations jusqu'à l’hôtel... Et quel plaisir de ne plus avoir à traîner nos cartons pour la soirée.

 

Lundi 25 Juillet 2011

Paris - Reykjavík


Levé aux aurores... 5 heures du mat'.

Mais c'est pour la bonne cause : on part en Islande.

P'tit déj' sur le pouce et nous voilà partis pour récupérer nos chers cartons à la consigne. Il faut y être avant 6h45 pour ne pas payer encore plus. Il pleut sur Paris. La navette fait des tours et des tours et nous ne sommes toujours pas arrivés. Mais tout se goupille bien. On passe même devant tout le monde au check-in grâce à nos 2 encombrants bagages. Pour une fois qu'ils nous aident. Plusieurs aller-retour pour l'enregistrement de nos bagages classiques, le paiement des vélos, l'enregistrement des vélos... Pas vraiment le temps de traîner.

Décollage à 8h. Vol sans souci. 3h30 plus tard, nous voici en terre islandaise. Le soleil est là et la température est à peu près de 15°C. Là encore, tout se goupille bien à l'aéroport. Nos bagages nous ont bien suivi, les cartons aussi, rien n'est éventré, tout semble intact. Aucun problème pour la prise en charge de nos "monstres" dans le bus qui nous amène à la capitale. Le bus nous dépose au BSI.

Renaud remet les vélos sur leurs roues et en état de nous faire avancer. On constate qu'il n'y a pas eu de casse pendant les trajets. Nous faisons nos sacoches en plein air, en profitant du soleil. Reste à nous débarrasser des cartons. Nous réussissons à mettre un carton dans l'autre, ce qui nous fait laisser un seul colis en consigne au BSI. Donc, encore moins de frais (le carton doit rester au BSI à Reykjavik pendant toute la durée de notre voyage).

Nous partons nous balader en ville à la recherche du lieu de stage de Julien, un ami qui fait parti de l'association de photo focus-Grenoble et qui travaille à Reykjavik depuis quelques mois. Nous n'avons que le nom de sa boite et un lien internet pour une carte, mais ici, pas question d'utiliser la 3G... question d'économie. Petit tour vers le port en faisant appel à nos souvenirs mais impossible de trouver. Pas d'agence, seulement des entrepôts. Pause du midi dans un fast-food Bullàn. 1er jour et 1ers hamburgers. Un régal! Nous en profitons pour demander au serveur s'il connaît la compagnie où bosse notre pote. Ne sachant pas, il part dans un bureau, en reviens 5 minutes après avec l’info : c'est 3 rues plus loin... rue que nous avions déjà faite, mais pas dans le bon sens. Ce coup-ci, on repère l'enseigne. Petit bonjour entre français.

Ensuite, on part à la recherche de la guesthouse réservée sur le net. Pour nous aider nous avons un plan google, mais il est complètement à coté de la plaque. Pas l'ombre d'une guesthouse dans les environs ! Heureusement, un autochtone connaît la rue et nous envoie dans la bonne direction. Fiez-vous à internet...
Délestés de nos affaires, nous repartons pour le bord de mer faire quelques courses (gaz, nourriture fraîche), puis petit tour au phare. Sur le retour, pause pizza avant d'aller se coucher.
 


Mardi 26 Juillet 2011

Reykjavík - Akureyri

 

Aujourd'hui, nous partons en bus vers le nord de l'Islande.

Levé à 6h20 pour une préparation express. 7h00 : petit déjeuner rapide pour aller prendre le bus à 8h mais il nous faut arriver plus tôt c'est à dire vers 7h30 sur les conseils du personnel du BSI.

7h30 : nous sommes à la gare routière. Renaud a réservé les billets de bus sur internet depuis plusieurs semaines et les a imprimés. On paie sur place le supplément pour les vélos (2000 ISK/vélo). Le personnel du BSI confirme qu'il n'y aura pas de souci pour mettre nos 2 vélos dans le bus.

7h30 : 5 vélos (dont les 2 notres) cherchent à se rendre à Akureyri. On flippe un peu car il n'y aura pas de place pour tous les vélos. Après 2 minutes, les 3 autres se rendent compte qu'ils se sont trompés de bus. Ils ont réservé sur un bus de la Sterna. Ouf! Ils ne prendront pas le même bus que nous.

Le chauffeur nous dt de mettre les vélos dans la soute arrière. Elle dispose d'une petite entrée mais la soute est grande...juste assez pour 2 vélos... Mais il n'y a pas que nous à prendre ce bus, les passagers arrivent au fur et à mesure, avec des sacs de trek de 70L... Le chauffeur, voyant qu'on galère pour faire rentrer les vélos, prend les choses en main. Il prend un vélo pour le jeter sur l'autre. Gloups !! Il se pourrait que notre aventure à vélo tourne court... Finalement, tout est chargé tant bien que mal. Nous partons de Reykjavík. Le bus est un bus 4x4, bruyant, pas très rapide et il tremble de partout, même sur le bitume lisse...

Premier arrêt de 30 minutes à Geysir, le temps de prendre quelques photos du geyser. Seconde pose à Gullfoss pendant 20 minutes. Un poil court pour faire les plus belles photos du monde mais nous avons le temps de redécouvrir ces lieux vus il y a 2 ans.

Après Gullfoss, on quitte rapidement le bitume pour une piste en terre. C'est parti pour la traversée de l’Islande Sud/Nord par l'intérieur de l'île...un grand rien. Ça bouge, ça tremble de partout. A se demander si le bus ne va pas se désintégrer. En plus, le chauffeur va vite, très vite. Nous avons peur pour la survie de nos vélos.

Nous quittons la route F35 pour un petit détour de 10km pour Kerlingarfjöll. Nous retrouvons un groupe d'une quinzaine de personnes voyageant avec un grand nom français du voyage organisé et ils ont une quantité monstrueuse de matériel. Un grand moment en perspective. Le chauffeur nous dit que l'on s’arrête 15 minutes. Nous descendons pour les regarder charger des soutes déjà pleines. Bien sur, en bon français qu'ils sont, certains commencent par crier qu'il faut dégager les vélos et les laisser là, au milieu de nul part... Et ils insistent en ne pensant qu'à eux. Le problème ne viendrait pas de leur multitude de bagages et cantines mais des vélos... Petit moment d’énervement. Nous leur faisons savoir que nous parlons la même langue qu'eux et que, donc, nous comprenons tout ce qui se dit. Nous avons payé le billet jusqu'à Akureyri et qu'il n'est pas question de nous laisser là. Découvrant que nous parlons français, certains se calment. Bel esprit... Le chauffeur s'empare du problème et sort nos vélos des soutes. Renaud lui demande ce qu'il compte en faire. Il répond qu'on les met dans le bus. Ok, c'est lui le chauffeur ! La situation l'énerve. Le vélo avec ses 2 roues ne rentre pas comme il veut. Il nous faut démonter les roues, mais ça rentre. Les vélos prennent 2 places et un peu d'espace au niveau des jambes de la personne assise à la place de l'autre coté de l'allée. Une fois les vélos chargés, ce sont les français qui en rajoutent une couche en déplaçant les affaires des personnes montées dans le bus à Reykjavik, pour prendre leurs places. Aucune gène, un vrai plaisir. L'essentiel est que tout le monde ait une place assise... et que nos vélos soient chargés !

Petite pause à Hveravellir, un trou au milieu de rien où il  y a un camping, un tout petit bar et une source chaude, malgré tout. IL est prévu 1h de pause. Le chauffeur en profite pour changer une roue "comme si de rien n'était". C'est surprenant, mais en chemin, un autre chauffeur de bus l'a arrêté et il a discuté 2 minutes et est sorti du bus.  il y aurait donc un problème depuis environ 40km. Aîe...

Nous confinons sans problème technique jusqu'à Akureyri où nous arrivons à 19h15. Nous remontons les vélos et direction le camping. Nous nous installons rapidou, sous la pluie qui nous a suivi depuis le matin. Nous mangeons en compagnie d'un couple de français rencontré au camping.  Nous nous couchons à 22h.

 

Très grosse journée transport...encore...mais les paysages sont magnifiques et cette vision compense les soucis pour mettre nos vélos dans le bus. Nous avons apprécié les paysages malgré les pistes qui nous remuent dans tous les sens. Nous avons suivi un même glacier sur plusieurs kilomètres (10-20-30 ? aucune idée !) puis un deuxième glacier est apparu, si bien que nous étions entourés par les 2. C'était superbe.

Demain, vélo !



Mercredi 27 Juillet 2011

Akureyri - Laugar

 

Distance parcourue à vélo: 65.7 km

Vitesse moyenne: 11.7 km/h

 

Réveil à 7h. Il fait déjà chaud sous la tente. Le soleil brille et la toile est sèche. Pas mal de monde est déjà en train de plier les tentes autour de nous. P'tit déj tranquille mais bien maigre étant donné les efforts qu'il va nous falloir fournir... mais il va falloir s'habituer, les efforts seront maintenant quotidien. Démontage de la tente, rangement. A 9h00, nous sommes prêt à partir. 

Nous descendons la grande rue de Akureyri qui a été si difficile à monter hier soir.  Nous sommes partis pour longer et remonter le fjord. Il fait chaud, le ciel est superbe. Nous nous régalons de la vue. La remontée du fjord se fait bien. Ensuite, la route s'engage dans les terres et c'est une grande et difficile montée qui nous attend. Nous laissons la mer derrière nous.

Nous montons tranquillement. Il faut se faire les cuisses, le début du voyage est souvent galère. Alternance de montées et de descentes, la routine du cycliste...

Nous nous méfions des bus qui arrivent vite sans ralentir. Certaines voitures nous doublent aussi de très près. Mag n’est pas rassurée. Mais il faut qu'on prenne nos marques. Ce sont les premiers kilomètres en Islande à vélo après tout !

Nous nous arrêtons pique-niquer sur le bord de la route. Le vent est présent. Le vélo de Mag, sur la béquille au bord de la route, tombe coté «fossé». Il faut un tonneau, c’est assez impressionnant.

Nous arrivons à Goðafoss, une belle petite chute d’eau. C’est l’occasion de faire quelques petites photos. Cet endroit est bien évidemment au pied d’une belle rampe assez pentue, longue et droite. Encore une belle grimpette !

La fin de la journée est déjà là. Nous arrivons à Laugar un petit village avec 2 campings. Nous allons à un camping «à la ferme» (il n'y aura que nous et une autre tente sur le terrain). Nous sommes entourés de chevaux, de moutons,de tracteurs et de champs. Le cadre est sympa et la lumière du soir est très jolie.


Première journée de vélo difficile car il faut se faire les jambes. De plus, nous faisons connaissance avec le vent islandais. Assez démoralisant quand il est de face. Pas besoin de freiner en descente. Mais il y a une chose à laquelle nous ne nous attendions pas : nous avons attrapé des coups de soleil !

 

 

 


Jeudi 28 Juillet 2011

Laugar-Myvatn

 

Distance parcourue en vélo: 57.3 km

Moyenne: 11.8 km/h

 

Réveil à 7h30 sous le soleil. Nous déjeunons en plein air et décollons à 8h45.

Nous enchaînons quelques belles côtes. Le soleil se cache de plus en plus. Le vent arrive. Les petites descentes ne se font plus aussi vite car le vent nous freine.

Vers 11h30, nous voilà au dessus de Myvatn. Pour faire le tour du lac, nous suivons la route 1 telle qu'indiquée sur notre carte, bien que les indication routières laissent entrevoir des changements. D’après les panneaux, la route 1 ne passe plus par le même endroit que celui indiqué sur notre carte...

A midi, nous arrivons à la première station-service du lac. Cet arrêt fait du bien. Nous nous sommes bien refroidi. nous prenons une soupe (La soupe traditionnelle islandaise à la viande - de mouton en l'occurence). Un vrai régal.

Après la pause, nous continuons le long du lac et arrivons au camping de Myvatn vers 14h30. 15h la tente est montée. Nous reprenons les vélos pour aller aux sources naturelles d’eau chaude aménagées. Elles ne sont pas bien grandes mais la vue est superbe. Nous y passons un très agréable moment (avec un petit interlude folk très agréable.

Avant de retourner au camping, petit détour de 4km aller -retour sur une piste pour aller voir une faille.

Sur le retour, nous allons faire quelques petites courses à la station-essence qui n’est pas très garnie, en tout cas moins que ce que nous pensions. Petite soirée au camping en compagnie des oiseaux et des nombreux autres campeurs.

 

Une journée en 3 parties : dure le matin, agréable en début d’après-midi avec le tour du lac et très détendue en fin d’après midi dans les sources chaudes.

 


Vendredi 29 Juillet 2011

Myvatn - Quelquepart dans le Möðrudalur


Distance parcourue en vélo: 76km

Moyenne: 12.8 km/h

 

Hier soir, les mouettes et les autres oiseaux au bord du lac ont fait la fiesta, boucan d’enfer au moment de s’endormir.

Reveil un peu avant 7h00, nous décollons vers 8h50. Le moral n’est pas au plus haut, car hier, en allant aux bains, nous avons vu la route que nous prenons ce matin, et elle monte bien. Effectivement, en bas de la côte, un panneau annonce 10%. Difficile, mais nous montons lentement et cela passe mieux que ce que nous avions cru. Et comme souvent en islande, juste derrière la montée, ca redescend. Belle descente, qui au detour du dernier virage nous laisse voir un site géologique. Nous nous arrêtons pour voir les fumeroles, la boue bouillonnante.

Ensuite, nous enchaînons pas mal de kilomètres de plat, ou presque. C’est un vrai plaisir d’avancer... enfin d’en avoir la sensation. Nous roulons bien jusqu’au repas de midi.  Nous nous arrêtons après un pont. C’est le cours d’eau qui donne Dettifoss quelques kilomètres plus loin, Dettifoss que nous ne verrons pas car le détour est extrêmement long et il n’y a pas/peu de vie par ici. Nous ne pouvons pas vraiment et n’avons pas envie d’enchaîner 3-4 jours d’autonomie complète.

Si le matin était un champs de lave chaotique, l’après midi est davantage lunaire. C’est un spectacle désertique qui s’offre à nous pour aujourd’hui. Hormis quelques moutons et oies sauvages, il n’y a que nous... et les 4x4, voitures et bus sur la route n°1.

Ce soir, c’est bivouac  dans ce desert où personne ne vit. Nous hésitons pas mal sur le lieu exact car nous ne voulons pas trop être vus de la route 1, mais difficile de se «cacher» sans trop s’éloigné de la route. Difficile de trouver un endroit abrité du vent. Nous nous installons eu bord d’une piste, dans le lit sablonneux d’une rivière sèche. Les sardines ne tiennent pas, il nous faut des pierres, mais beaucoup sont trop légères. Le vent n’est pas très fort mais il est là. Nous faisons au mieux. Les vélos feront "encres" pour les fils de la tente.

Le repas du soir se fera en compagnie de moucherons très/trop amicaux ! Ils ne nous laissent pas de répit. Un bon nombre se suicide dans la casserole. Et il faut faire attention pour ne pas en manger en parlant. Un vrai plaisir.

 

Le temps a encore été agréable aujourd’hui. Le soleil a joué à cache-cache avec les nuages mais il est resté présent ; en soirée, le temps est plus menaçant mais au final, pas une goutte de pluie.

 

 


Samedi 30 Juillet 2011

Quelquepart dans le Möðrudalur - Egilstadir

 

Distance parcourue en vélo: 88.2 km

Moyenne: 13.4km/h

 

Lever à 7h30. Petit déjeuner avec les moucherons toujours aussi amicaux. Nous avons toujours nos vélos (petite crainte du fait de ne pas les avoir attachés). Il y a eu très peu de pluie ce matin, la toile est sèche. Nous replions la tente et rangeons nos affaire dans le sable. Il nous est difficile de ne pas en mettre partout...

Notre itinéraire commence par une petite descente, puis nous attaquons une quinzaine de kilomètres de faux plat montant et nous avons le vent de face. Difficile d’avancer. Nous sommes sur le premier plateau et la quatrième vitesse, c’est bien le maximum que nous pouvons tirer dans ces conditions. 8, 9km/h le compteur ne bouge pas, le moral est vraiment bas, c’est dur, très dur.

Nous en finissons enfin avec ce désert et ce faux plat et nous avons le plaisir de descendre sur une petite dizaine de kilomètres. Longue et raide descente pour arriver dans la dernière vallée avant Egilstadir. La descente est éprouvante. Nous en avons mal aux mains de freiner et la nuque se fait sentir.

En bas de la descente, il devrait y avoir une station essence... mais c’est une borne automatique... Cependant, il y a un camping, une piscine, une boutique, un hôtel, un restaurant, tout cela est quasiment dans un seul batiment. Nous nous arrêtons déjeuner dans le royaume de la chasse aux rennes. Il y a des trophés de chasse sur les murs, il y a même une peau de renard de neige accrochée au mur. C’est kitsh ! Au menu, hamburger de mouton et hamburger de renne. Nous optons pour le mouton, c’est vraiment délicieux. Est-ce que notre appréciation des mets serait faussée par l’effort fourni le matin ?

Nous repartons pour les 53 km qui nous séparent de Egilsstadir et çà descend sur 30 km. C’est agréable d’avancer un peu même si le temps est gris. Nous avancons dans une vallée habitée. Entre 2 champs, une cascade, puis 2, puis 3... les kilomètres s’enchainent comme les cascades, c’est un régal !

Il arrive un moment où les bonnes choses ont une fin. Ici, il nous faut traverser la rivière et changer de rive pour remonter l’autre bord de la vallée et ainsi aller vers Egilsstadir. C’est dur, la montée est raide, mais il ne reste que 20 km. Nous ne faiblissons pas.

Une fois la côte passée, nous retrouvons le vent de face. Mais cette fois-ci, nous descendons, c’est mieux. Nous arrivons au bord du lac vers 18h. Nous retrouvons la civilisation et nous posons dans le camping au bord du lac. Douche, repas sur une table et soirée "reposante" !

Demain, petite journée pour rejoindre les fjords et il nous faut faire des courses étant donné que c’est le week-end de la fête des commercants (normalement férié en Islande) et nous ne savons pas si nous allons trouver des commerces ouverts.

 

Dure journée. Le vent, la longue distance parcourue et le temps gris n'ont pas aidé à apprécier les paysages à 100%. Mais nous sommes contents d'en avoir fini avec ce "desert" du centre que nous devions passer.

 

 


Dimanche 31 Juillet 2011

Egilsstadir - Reydarfjödur

 

Distance parcourue à vélo: 36km

Moyenne: 11 km/h

 

Ce matin, nous prenons notre temps. Ce sera une petite journée sur les vélos pour rejoindre les fjords. Nous petit-déjeunons, rangeons et décollons vers 10h30. Petit arrêt au supermaché. C’est immense par rapport aux commerces que nous avons croisé jusqu'à présent. Nous avons du choix, difficile de s’y retrouver. Nous prenons donc le temps de détailler tous les rayons pour découvrir de noueaux produits et pour être sûrs de ne pas louper quelque chose. Nous retirons de l’argent, postons les cartes postales et reprenons la route.

Le temps est très nuageux. Il fait frais. Cela n’annonce rien de bon. Nous traversons une fôret à la sortie de la ville. C’est plutôt rare et cela nous surprends.

Nous attaquons par une montée assez raide. Cela fait mal aux jambes. Nous sommes partis pour un bon moment de montée. Et il pleut ! Il faut mettre les pantalons de pluie. Le moral est au plus bas mais nous savons que cela ne devrait pas être long. Après des kilomètres qui nous semblent malgrè tout bien longs, nous arrivons sur un plateau. Enfin du répit. Ce plateau est entouré de montagnes desquelles descendent de petits ruisseaux laissant les traces de leur passage et sculptant le paysage. C’est vraiment magnifique. Le paysage contraste avec les paysages vus ces 2 derniers jours. Le soleil fait son apparition pendant notre pause déjeuner.

Nous en finissons avec le plateau et descendons sur Reydarfjödur. Le temps se dégrade, pluie plus intense et le vent arrive. C’est difficile. Le froid ressenti est très intense. Après avoir bien descendu, nous apercevons la mer et le petit village de Reydarfjödur. Nous arrivons tôt (15h30). Nous nous dirigeons vers un camping. D’après notre vieux guide du routard, celui-ci était gratuit il y a 2 ans... et il l’est toujours ! C’est une vrai bonne surprise.

Il est au bord d’un petit lac. Il y a des douches chaudes gratuites, une machine à laver et un sèche linge à disposition (payant tout de même !). C’est vraiment nickel !

Nous plantons la tente pendant qu’il ne pleut plus. Nous mettons des vêtements chauds pour aller nous balader autour du camping puis aller faire un tour du village. Nous faisons une pause café et chocolat chaud dans un bar vraiment sympa avec une jolie déco. çà change des stations service un peu triste.

Retour au camping pour une soirée tranquille.

 

Demain, nous repartons pour une étape plus longue et elle commencera par un long tunnel de 6 km. Nous avons croisé un cyclo qui nous a confirmé que ce tunnel était en bon état et sans soucis pour les vélos.