Islande - 2011

Récit de voyage - Semaine II


Lundi 1er Août 2011

Reydarfjordur - Breiddalsvik

 

Distance parcourue en vélo: 62.7 km

Moyenne: 12.6 km/h

 

Levé à 7h30 sous la pluie.

Nous déjeunons sous la tente. Le moral n’est pas au top. La tente est trempée, les duvets humides mais il nous faut avancer.

Nous partons, équipés pour la pluie, à 9h30 direction le long tunnel, 6000 mètres sous la terre. Le tunnel est sec, éclairé, sécurisant. Ce sera le moment le plus agréable de la journée : route plate et pas de vent. Nous sortons dans un autre fjord. Toujours de la pluie et du vent qui nous empêche de descendre. Arrivés au bord de mer, nous passons à côté du village des pécheurs français. Pas le moral pour aller faire un tour.

Nous attaquons la remontée du fjord. 15km de montagnes russes avec des passages très raides...même sur le plus petit plateau et le plus grand pignon, c’est très dur !

A 12h30, nous en finissons avec le fjord et avançons vers le suivant. Nous passons dans un petit village. Nous nous arrêtons au bar/resto/épicerie pour manger à l’abri. Nous y prenons 2 hamburgers bacon et œuf. Mag les surnomme «les hamburgers qui pètent leur mère» !

Malgré un bon moment passé à l’abri, il nous faut repartir. La route est plus plane dans ce fjord. Au moment de passer au fjord suivant, le vent vient même derrière nous pour nous faire avancer. C’est vraiment plaisant.

La pluie s’est intensifiée depuis 14h. Nous sommes trempés. Nous arrivons à Breiddalsvik. Nous trouvons un camping gratuit mais ce coup-ci pas de douche. Seulement 2 WC, assez grands, avec du chauffage et de quoi étendre une veste. Le terrain de camping est un marécage. Notre tente est trempée et les toilettes nous semblent bien grandes. Du coup, nous en monopolisons un pour la soirée. Repas à l’abri et les vêtements mouillés vont pouvoir sécher.

 

La pluie ne nous a pas quitté de la journée. Notre bon équipement (veste imperméable, sur-pantalon imperméable, sur-chaussures et sur-casque) nous a permis de rouler sans trop être gênés par la pluie. Malgré cela, c’est dur pour le moral de s’arrêter car on sait que le lendemain matin, les vêtements seront toujours mouillés... Heureusement pour nous, ce camping islandais nous a permis de faire «le plein de moral».

 

 


Mardi 2 Août 2011

Breiddalsvik - Djupivogur

 

Distance parcourue en vélo: 67.4 km

Moyenne: 12.9 km/h

 

Ce matin, nous traînons. Réveil à 8h30. La pluie ne s’est pas arrêtée. çà ne donne pas envie de sortir de la tente... Mais il faut bien se lever. Petit déjeuner dans nos toilettes préférées. Au moins, les vêtements sont secs, ils ont séché dans la nuit. Le temps du petit déjeuner et la pluie s’est arrêtée. Nous rangeons les affaires. Seule la tente est trempée et les duvets sont humides. Il nous faut un peu de temps sec pour les duvets.

Nous prenons la route vers 10h30 sous les nuages. La route côtière est superbe. Nous voyons pleins d’oiseaux (sternes, oies, mouettes...) et des moutons. C’est plutôt sauvage.

Arrive le dernier fjord. Nous apercevons le village en face de nous : ce sera l'arrivée, Djupivogur. A vol d’oiseaux, il y a moins de 3km... et par la route 40 km. Il n’y a pas de pont. Il faut aller au fond du fjord pour passer de l’autre coté et nous ne voyons même pas le fond du fjord... L’après-midi risque d'être longue.

Le temps se couvre. La pluie vient nous titiller. Nous profitons de l’arrêt de la pluie pour manger avec vue sur le fjord et sa fin, notre point d’arrivée. En fin de repas, le soleil réapparaît d’abord timidement puis plus franchement. Le ciel bleu est de la partie. C’est extrêmement plaisant après plusieurs jours de temps gris et pluvieux. La première partie du fjord se fait sans vent et nous avançons bien. Puis, au fond du fjord, le goudron laisse place à la terre. Nous sommes bien sur la route 1 mais celle-ci n’est pas goudronnée... C’était donc cela le changement de couleur que nous avions repéré sur la carte !

Il nous est plus difficile d’avancer. Au début, c’est drôle. Nos vélos semblent coller à la piste. Mais après l'effet "découverte", c’est long ! Il y a plusieurs kilomètres à parcourir dans ces conditions.

Nous sommes très heureux de retrouver le goudron de l’autre coté du fjord, même si une nouvelle surprise nous attend : le vent de face, pas très plaisant.

Cette partie est difficile : vent, côtes et fatigue. Heureusement que les paysages sont superbes.

Nous décidons de nous arrêter à Djupivogur. C’est un joli port de péche. nous plantons rapidement la tente pour qu’elle sèche. Nous faisons quelques courses et petite balade dans le village avec pauses photos. Et ce soir, repas de roi : pâtes au saumon fumé islandais.

Au camping, rencontre avec un autre cyclo, un français. Soirée échanges sur nos voyages et nos expériences.

 

NB: Ne pas mettre une tasse "sea-to-summit" au micro onde malgrè l'icône ne le déconseillant pas...car elle n’y survit pas. Mag en a fait l'expérience !

 


Mercredi 3 Aout 2011

Djupivogur - Hofn

 

Distance parcoure à vélo: 104 km

Moyenne: 15.2 km/h

 

Un premier réveil à 6h30 à cause du survol d’oiseaux bien bruyants au dessus du camping. 7h : cornes de brume à répétition. ça fait beaucoup de bruit et il n’y a pas de bouton pour l’arrêter ! C’est la tranquillité d’être dans une petite ville sans doute ! Nous nous levons à 7h20. La tente est trempéé. Dormir à moins de 50m de la mer doit y être pour quelque chose.

Nous décollons direction Hofn à 9h20. Il pleut et ne fait pas bien chaud. Les panneaux d’information nous annonce 9°C.

Et c’est reparti. Dès le premier fjord, ce sont les montagnes russes. Les jambes fatiguent pas mal car nous avons un bon rythme. Nous passons un second fjord. Les nuages sont bas et la pluie vient se rappeler à notre bon souvenir de temps en temps. Nous ne voyons pas à plus de 400m. C’est gris et triste.Nnous avançons vite afin d’en finir le plus rapidement possible.

Nous enchaînons par une section en flanc de falaise de sable. Nous ne sommes pas à l’aise. La route semble fragile, prête à s’effondrer à tout instant. C’est pentu sur pas mal de kilomètres. Puis nous redescendons sur autant. Nous profitons d’en avoir fini avec cette section «stressante» pour manger. Nous nous posons après avoir fait 50km dans la matinée.

Nous commençons à voir des plages de sable noir. C’est magnifique. Nous contournons un grand lac coupé de la mer par une digue naturelle de sable noir, puis enchaînons sur un faux plat montant, de nouveau dans la brume. La visibilité descend alors à 200m.

Nous arrivons à un tunnel dont on nous a parlé. Nous ne sommes pas loin de Hofn. Le brouillard est aussi présent dans le tunnel, c’est assez bizarre.

De l’autre coté, c’est un fond de ciel bleu qui nous attends. Un fond...car tout de même, les nuages sont présents. Un autre décor s’offre à nous : d’un coté la montagne, de l’autre, les montagnes avec au fond, un glacier!

Nous nous arrêtons à Hofn pour la nuit. Cela fait un petit appendice de 4 km mais après en avoir fait 100, ça nous parait court.

 

Au final, une longue étape durant laquelle nous avons peu vu le paysage en raison d’une brume présente toute la journée. Demain, nous nous approcherons du glacier et la distance à parcourir est inconnue. Mais nous savons qu’il nous faudra faire au moins 60 km pour aller jusqu’à notre point de bivouac.

 


Jeudi 4 Août 2011

Hofn - Jokurlsarlon

 

Distance parcourue à vélo: 80 km

Moyenne: 15.3 km/h

 

Réveil vers 7h. Il pleut. Du coup, la décision est prise, nous restons au lit. A 8h30, ce n’est pas mieux mais il faut se bouger. Petit déjeuner au chaud dans la salle commune. La pluie se calme. Nous rangeons sans pluie. Petit tour à la station service pour l’achat d’une nouvelle bouteille de gaz et c’est reparti.

Le temps se dégage. Les nuages sont hauts. nous voyons très nettement les différentes langues glacières qui descendent du plus grand glacier d’Europe, le Vatnajokul. C’est impressionnant de voir ce glacier aussi proche du niveau de la mer. Pourtant, le moral n’est pas au top. Le confort de la maison manque à Madame. Dur dur d’avancer quand la tête ne veut pas. Heureusement, la route est plate et nous n’avons pas de vent.

Petite frayeur de la matinée quand Monsieur tente de redémarrer à quelques mètres d’un "passage à vache" et tombe. Peur de se casser la cheville, peur de casser le vélo, petit instant de panique. Et dire que la route ne nous faisait pas passer par ce passage... Monsieur l’a traversé juste pour une photo... Plus de peur que de mal puisque ni le vélo, ni l’homme n’est gravement bléssé. Juste une petite douleur à la cheville pendant 3-4 jours.

Nous continuons assez vite, même si les très grandes lignes droites ne nous permettent pas de le juger ainsi. C’est dur pour le moral. Et les 100 kilomètres de la veille se font sentir dans les jambes.

Le plus dur est l’après-midi. Nous savons que nous arrivons sur le jokulsarlon, lieu spectaculaire pour les yeux, mais nous ne voyons rien... Nous voyons bien des langues mais pas de lac à leur pied.

Au sommet de chaque petite bosse, nous cherchons les glaciers et nous sommes impatients de voir le spectacle du Jokulsarlon... Nous estimons vraiment mériter ce spectacle, l’attendant de tout notre coeur et de tous nos muscles ! Le désespoir de ne pas voir ce spectacle nous gagne presque...

Et miracle, au bout d’une ligne droite, nous voyons un pont, puis en se rapprochant, à la dernière minute apparaît un lac avec les iceberegs qui se laissent découvrir qu’à la fin.

Quel spectacle ! c’est magnifique ! Il y a pas mal de monde : des cars, des bus amphibies qui emmènent les passagers entre les icebergs, des touristes faisant le tour du site en 3 photos... Bref, du monde mais pour nous, c’est du bonheur et c’est la fin de la journée. Nous ne sommes pas pressés de visiter. Petite pause muffins à la boutique et nous nous couvrons car il fait quelques degrés de moins sur ce site par rapport au moment où nous étions sur la route.

Nous nous baladons parmi les touristes et profitons du spectacle. Nous restons ici pour la nuit. Nous quittons la rive où sont installées les baraques et où passent les bus, pour bivouaquer de l’autre côté. En effet, il est interdit de bivouaquer sur une des rives du lac (celle où passent toutes les voitures...) afin de protéger les oiseaux.

Enfin, nous plantons la tente pour sans doute le plus beau bivouac qu’il nous ait été donné de faire. Nous mangeons avec vue sur les icebergs et nous avons même la chance d’entrevoir un phoque dans le lac.

 

Une journée longue avec une soirée merveilleuse dans un des plus beau site d’islande. Nous l’avons d’autant plus apprécié une fois les touristes partis, sans le bruit et les vagues des bus. 

 


Vendredi 5 Août 2011

Jokulsarlon - Hof

 

Moyenne du matin: 18 km/h

Distance: 40 km

 

Réveil à 7h sous la pluie. Nous n’avons vraiment pas envie de sortir pour rouler. Nous restons donc dans le duvet.

9h, nous émergeons à nouveau. Le temps n’a pas changé. Il faut se motiver pour déjeuner et ranger, tout cela en restant sous la tente.

Nous décollons à 11h et quittons ce lieu magique qui ce matin, n’est plus le même qu’hier. il est «nouveau». Les icebergs ont changé. La pluie nous aide bien à nous faire partir. Nous n’avons pas l’envie de rester malgré la magie.

Nous partons sous le vent. Nous roulons vite sans forcer car nous avons le vent dans le dos. Un vrai régal. Pendant 2 heures, nous sommes poussés de façon régulière, puis nous arrivons à un cap. Nous changeons d’orientation et là, ce n’est plus plaisant du tout... Le vent est tellement fort que nous sommes quasiment à 45° pour rester sur le vélo. Mais il est régulier, nous nous accommodons. Seul le passage de véhicules est très gênant car ils génèrent des appels d’air.

Petit passage dans une station service repérée sur la carte et où nous comptions nous poser au chaud et éventuellement manger. En fait, non, c’est un automate. Il n’y a pas de fast-food ni d’endroit pour s’abriter.

Nous continuons et descendons une petite bute. Le vent change... Il devient plus fort et irrégulier, arrivant de face, de l’arrière, d’un coté, de l’autre... Il est si fort que nous ne tenons plus sur les vélos. Malgré quelques tentatives, nous tombons. Nous faisons des bonds de 10 m en avant quand il arrive de derrière. Nous reculons quand il arrive de face. Et nous tombons quand il arrive d’un coté ou de l’autre.  Et les véhicules arrivant dans les 2 sens ne semblent pas faire attention, ce qui rajoute une couche au stress qui nous envahit.

Il nous faut pousser les vélos et nous accrocher, arrêter, lors des rafales de vent les plus fortes. Dur dur, nous avançons très peu. Il nous faut une petite heure pour faire les quelques hectomètres nous séparant d’un hameau. D’après les pancartes, il y aurait une guesthouse. Nous arrivons enfin devant l’entrée. çà a l’air immense. Quelques voitures sont là. Nous rentrons pour connaître les prix et la disponibilité. Il nous faut nous déchausser pour accéder à l’accueil. Nous enlevons veste, sur-pantalon, sur-chaussures, sur-casque et chaussures. En quelques secondes, nous laissons une flaque d’eau dans le sas d'entrée. Une fois, le sas passé, le ton est donné. C’est classe, très classe ! Immense salon avec fauteuils et canapés en cuir, sol noir (où nos chaussettes humides laissent de belles traces). Quelqu’un nous accueille. La couleur est annoncée : ils ont de la place mais à plus de 200 000 couronnes la nuit. C’est énorme par rapport à notre budget déjà dépensé. Cela représente une semaine de voyage. Nous demandons s’il y a d’autres solutions d’hébergement dans le hameau. Oui, une autre gesthouse à 200 m, potentiellement moins cher.

Nous nous rhabillons. L’humidité des vêtements nous rappelle que dehors la tempête est toujours là. Quelques voitures font des aller et retour comme nous. Ils cherchent un hébergement. Et là, la tempête nous empêche de lutter. Nous pensons que les chambres encore libres ne le seront plus une fois que nous arriverons à l’accueil. Et potentiellement, le temps de retourner à la première guesthouse, la chambre libre ne le sera plus également.

Nous arrivons devant la seconde guesthouse du hameau en luttant toujours contre les éléments. Quelques secondes avant nous, une voiture nous coiffe au poteau arrivant devant la porte avant nous. Ils repartent avant que nous ayons le temps de les croiser sur le pas de la porte. Nous nous renseignons quand même mais la guesthouse est déjà pleine. Il faut nous résigner. Ce sera la guesthouse luxe, en espérant qu’il y ait encore de la place.

Nous arrivons de nouveau dans la belle guesthouse et il y a encore une chambre de libre. C’est cher mais le réconfort offert par une nuit à l’abri n’a pas de prix. On nous donne une clé. Notre chambre est un bungalow à l’extérieur, à 300m du bâtiment principal. Et la guesthouse ne dispose pas de pièce pour mettre nos affaires à sécher. Ce n'est pas grave. Nos sacoches trempées sécheront sur le sol de la chambre, tant pis pour eux !

Nous envahissons la chambre avec nos affaires trempées. La pièce n'est pas très grande. Nous posons des serviettes sur le sol afin d’absorber l’eau qui coule de nos affaires. Il est 15 heures et nous sommes épuisés. La tempête ne s’est toujours pas calmée. Nous sommes contents de notre choix. Nous sommes à l’abri. Nous en profitons :un lit, un espace à l’abri du vent, des prises électriques... le confort moderne a de bon coté.

Un peu avant 18 heures, nous allons dans le salon pour nous poser avant le repas. Nous rencontrons les autres clients de la guesthouse et ce n’est pas le même public que celui que nous avons côtoyé depuis le début du séjour dans les campings. Peu de français. Nous sentons un certain niveau social...au dessus du notre. Et malgré nos affaires de rando de plus de 5 jours sans être lavées, nous ne sommes pas mis à l’écart, ni même jugés. Nous échangeons un peu avec des français, épatés par notre aventure à vélo, surtout par une tempête pareille.

Le repas (payant en plus du tarif de la chambre !) est délicieux : une soupe d'asperges à volonté en entrée, une truite aux petits légumes et café à volonté. Le dessert est en supplément : on ne peut résister au gâteau au chocolat. Le service est impeccable. Nous rentrons à notre bungalow sous la pluie. La tempête ne s'arrêtera que tard dans la nuit.

 


Samedi 6 Août 2011

Hof - Skaftafell

 

Distance parcourue: 19.4 km

Moyenne: 12.9 km/h

 

Réveil au chaud sous la couette. Petite douche avant d’aller prendre un petit déjeuner gargantuesque. çà a du bon le confort moderne.

La pluie s’est arrêtée ainsi que le vent. La visibilité est meilleure que le veille et nous pouvons profiter de la vue sur la mer... à quelques dizaines de kilomètres.

Ce matin, nous allons finir l’étape d’hier que nous avions dû arrêter en raison du mauvais temps. En repartant, nous passons devant des toilettes publiques. Nous aurions pu en abuser pour nous protéger de la pluie. Mais la tempête était si forte et a duré si longtemps que, au final, nous ne regrettons pas notre choix. Nous apercevons également des tentes plantées dans les espaces «municipaux» voire chez l'habitant. Ils ont osé... pas nous!

Petite distance à couvrir ce matin avec un léger vent de face. Mais ce matin, nous relativisons...avec ce que nous nous sommes pris la veille !

Quelques kilomètres avant le camping de skaftafel. Petit arrêt dans une station-service pour un micro-ravitaillement.

Arrivée à Skaftafell. C’est un peu le choc. Un grand parking avec des emplacements bien définis et beaucoup de voitures, de bus, de gens... C’est l’usine ! Les bus déversent des flots monstrueux de touristes.

Nous payons notre emplacement pour la tente pour une nuit seulement au vu de l’aspect hyper-touristique. De plus, nous avons peur de nous ennuyer en y restant plus, comme nous l’avions envisager lors de l’organisation du voyage.

Lors de l’installation de la tente, une bien mauvaise surprise : l’un des coins de la tente s’est désolidarisée de son tissu d’accrochage. Le tout ne tient plus qu’à une fibre. Heureusement que nous avons du fil et une aiguille. Instant couture... Et pourvu que cela tienne jusqu’à la fin du voyage.

Petit pique-nique et nous partons randonner puisque nous sommes «à la Mecque de la randonnée en Islande». Il y a plusieurs parcours, un très long, et des plus courts, Nous optons pour une balade de 4 heures.

Direction la cascade de Svartifoss. Il y a pas mal de monde et les sentiers sont vraiment accessibles à tous avec des marches en bois dans les parties raides. Puis, nous enchaînons en direction d’un point de vue sur une langue glacière. Le plafond nuageux est un peu au dessus de nous, nous cachant le haut des montagnes mais nous permet tout de même de profiter de la vue.

Les abords du chemins sont verdoyants et les fleurs y poussent à foison, bien que le glacier soit juste à côté. Au final, nous montons à 330m au dessus de la mer et le paysage s’étire sur des kilomètres jusqu’à la mer, que nous devinons juste. Cela nous fait du bien de marcher. çà change du coup de pédales. Nous redescendons au camping et finissons la balade en moins de 2h30, bien moins que les 4 heures annoncées...

De retour à la tente, nous décidons de faire une simulation !  Nous voudrions savoir si nous pouvons faire rentrer toutes les affaires nécessaires pour un trek en autonomie pendant 4 jours. En effet, nous ne sommes pas en retard car nous avançons bien sur notre tour de l’Islande et il nous semble jouable de faire une pause de 4 jours afin de faire un superbe trek. Soulagement car toutes nos affaires semblent tenir dans nos 2 petits sacs. En sacrifiant sur notre petit confort, et en ne prenant que l’essentiel, nos sacs et nos dos semblent tenir la charge.

 

La soirée sera bruyante au camping. Entre les voitures, les voisins, pas discrets du tout et l’accordéon au loin, ce n’est pas facile de fermer les yeux.

Les WC du camping ont des airs de toilettes d’autoroutes. Ils sont immenses. Nous ne gardons pas une très bonne impression sur ce lieu, trop de gens d’un coup, trop de bruit, peu de chemins de randonnée. Nous sommes un peu déçus.

 


Dimanche 7 Août 2011

Skaftafell - Klaustur

 

Distance parcourue: 74.6 Km

Moyenne: 14.7 Km/h

 

Ce matin, réveil sans pluie. 7h20, nous nous levons. Nos matelas sont humides. Il faut aérer la tente pour que le tout sèche. Nous remballons nos affaires en 2 h, comme d’habitude.

9h20, nous partons pour un grand champ, noir...de rien. Nous roulons sur une route sur-elevée de 2 m par rapport à l’étendue de sable sombre parsemé d’herbes. Nous passons un pont de 200 m de long puis nous enchaînons sur d’immenses lignes droites.

Nous sommes contents car nous avançons bien : 14.9 km/h de moyenne en ce début de matinée. Il n’y a pas de vent et la route est plate. Nous longeons la grande langue glacière de Skeiðarárjökull et il nous faut bien 2 heures pour la passer.

Nous arrivons enfin au cap que nous voyons depuis le matin. Juste après, il y a une vieille maison et sa chapelle au toit herbeux. Le soleil est là, nous prenons une petit pause pour visiter. C’est super sympa.

Nous continuons un peu, puis petit pause sur une table de pique-nique pour déjeuner. Il s’en est fallu de peu pour que nous n’arrivions pas sur la table les premiers. Un camping-car essaie de nous doubler. Mais nous sommes les plus rapides. A nous la table ! Avant la fin de notre repas, arrive un peloton de cyclosportifs, Italiens des pieds aux oreilles jusqu’au drapeau sur les remorques. Nous n’échangerons pas avec eux... ils ne discutent qu’entre eux...

Nous repartons mais un léger vent de face s’est levé. Nous progressons moins vite et c’est d’autant plus démoralisant que nous longeons un champ de lave de 10 km. 10 km de lave recouverte de mousse, c’est bizarre...

Une fois ce champ passé, petite bosse à l’islandaise, très raide mais très courte, pour nous offrir une vue sur la suite : une petite vallée au bord d’une falaise avec des cascades et un environnement très vert. Nous faisons des pauses de-ci, de-là, pour prendre quelques photos. Le soleil nous aide à bien apprécier le paysage.

Nous voyons Klaustur, le village-étape, de très loin et une grande et interminable ligne droite nous y emmène avec bien sûr un petit vent de face. Une fois arrivés au village, petit arrêt à la supérette du bourg, ouverte tous les jours (nous avions peur que ce soit fermé).

Installation dans le petit camping, charmant, avec une salle commune. Avec ce beau temps, nous allons voir de plus près une chute vue avant d’arriver au village. 19h, nous sommes posés au camping.

 

Une bonne journée sous le soleil, comme on aimerait en avoir d’autre.