L'aventure en Suisse selon Mag et Renaud


1er jour

Samedi 09 Octobre 2010

 

 

Grenoble-Le muills

(Train Grenoble-Genève)

 42 km

11.5 km/h de moyenne

 

Et voila, c’est le grand jour !

Beaucoup de stress avant de partir. Il faut que tout soit près. Les sacoches, les vélos, la bouffe des chats qui seront les gardiens de la maison en notre absence.

Un dernier bisou et une caresse à Hébus et Griotte et c’est parti pour l’aventure.

Première appréhension : le train.

Déjà au départ, le choc du poids des vélos équipés. Difficile de maitriser la direction, mais nous arrivons à la gare.Et là, première difficulté que l’on connaissait avant d’arriver : il n’y a pas de plan incliné pour accéder aux quais en gare de Grenoble. En lieu et place, il y a des plans de 30 cm de large collés au mur pour que l’on puisse monter et descendre les vélos. Sauf que, avec nos sacoches, il faut incliner à 45° le vélo. Çà, plus la pente raide et les escaliers, il faut être bien motivé pour monter ! Finalement, on gère comme des chefs... Heureusement qu’il n’y avait pas de marche-pieds pour accéder au train... çà aide.

Voyage tranquillou jusqu’à Genève. Les vélos sont calés.

Arrivés à Genève, nous ne perdons pas de temps et on file très rapidement en direction de Nyons. Difficile de repérer la signalétique pour vélos au début. Çà manque un peu de panneaux au début, mais finalement nous ne nous perdrons pas le premier jour.

Route assez tranquille jusqu’à Nyon. C’est après Nyon que nous attaquons la route du Jura que nous suivrons jusqu’au bout, à Basel. Et nous sentons la difficulté dès les premiers kilomètres, çà monte... Nous nous sommes bien chauffés les cuisses aujourd’hui. Nous nous arrêtons dans un village. Un espace vert pour les enfants nous semble un bon endroit pour bivouaquer. Par politesse, nous demandons au voisin s’il est possible de bivouaquer ici. Après quelques renseignements auprès de la Mairie, il semble que soit compliqué. Raymond, le voisin, nous propose un coin de son jardin. C’est vraiment très gentil à lui, même si nous sommes gênés, nous acceptons et dormirons tranquilles, sans crainte d’être dérangés.

Aujourd’hui, il a fait beau et la température est douce. C’est un vrai plaisir de faire du vélo en tee-shirt.

Les vélos tiennent le coup. Ils sont lourdement chargés mais ils tiennent.

Petite blague de spider-man, dès la maison. Gros bruit de frottement. Finalement, ce n’est rien, juste le garde boue. Petite intervention dans le train et c’est réglé.

Autre petite blague mais cette fois-ci de spider et captain sharky. Les béquilles ne semblent pas tenir le poids des vélos. Il faut faire attention. Elles ne peuvent être utilisées que dans certaines situations. A suivre...


 2ème jour

Dimanche 10 Octobre 2010

 

Le Muills - Vallorbe

54km

10.7 km/h de moyenne

 

Réveil chez l’habitant après une très bonne nuit (nous avons eu chaud ! Pourvu que cela dur !). Petit arrêt à la première épicerie pour l’achat d’un pain au chocolat, de beurre, salami, jambon et pain. Nous attaquons la montée jusqu’à la combe d’Amburnex qui est très difficile et longue. C’est notre première ascension à vélo. Avec nos sacoches, c’est d’autant plus dur !

Nous y arrivons finalement et la montée vaut le coup. C’est un  très joli paysage qui s’offre à nous. Dès la fin de la côte, nous découvrons un espace de bivouac autorisé. Cela aurait été super, mais nous ne pouvions pas arriver jusque là hier. Trop dur pour nous pour un premier jour. Nous remontons donc cette superbe combe. Nous sommes déjà sous le charme du Jura, d’autant plus que le soleil est avec nous !

Une fois au bout, nous descendons sur Le Brassus. C’est dans la raide descente que Mag se fait une frayeur. Elle perd un bout de la sacoche arrière droite et elle entend la pièce tomber. Coup de chance, elle s’arrête aussitôt et le retrouve sur la route. Aucune voiture ne l’aura écrasée.  Heureusement, c’est réparable. Juste une vis qui ne devait pas être assez serrée. Nous repartons de Le Brassus. Nous filons au bord du lac de Joux. Nous pique-niquons au bord de l’eau.

De là, nous longeons le bord du lac et ce n’est pas de tout repos. L’itinéraire choisi de belles montées qui nous cassent bien les jambes ! C’est donc un bord de lac qui n’est pas plat !

Nous arrivons enfin à «Le Pont», petit village qui est pour nous le dernier en bordure du lac. C’est vraiment un magnifique village. On se croirait en bord de mer.

Ensuite, nous attaquons un chemin de VTT. C’est une longue descente de 5-8 km jusqu’à Vallorbe. Ce n’est vraiment pas reposant. Nous avons des vélos lourds, des pneus fins, la peur de la chute, la peur de la crevaison rendent la descente peu agréable. D’autant que nous sommes dans la brume. Nous sentons quelques gouttes et enfilons l’équipement complet (sur-casque, sur-chaussures, sur-pantalon et veste)... pour rien heureusement ! Avec ce temps, la perspective d’un bivouac ne nous réjouit pas réellement. Petit tour à Vallorbe. Nous voyons une indication «camping». Nous tentons donc notre chance... mais pas de chance. Le camping ferme aujourd’hui même.

Nous continuons donc, cherchant à chaque virage un coin pour bivouaquer. Nous trouvons un petit espace au bord d’un chemin autorisé seulement aux vélos. C’est un raccourci entre deux axes fréquentés. C’est au bord de l’eau, peu visible de la route. Cela suffira pour la nuit. Malgré que les voitures ne sont pas autorisées à passer, beaucoup passeront et souvent bien vite...

 


3ème jour

Lundi 11 Octobre 2010

 

Vallorbe - Travers

56.7 km

11.4km/h de moyenne

 

Personne n’est venu nous déloger de notre bivouac, heureusement. Par contre, petit contre-temps du matin. La roue avant de captain sharky est crevée. Atelier réparation de bon matin.

9h30 : on décolle...mais tout doux. Çà monte bien ! Nous poussons les vélos jusqu’à la prochaine route en bitume. Le chemin est trop raide pour mouliner à froid. Heureusement, ce n’est pas très long. Ravitaillement à Ballaigues. Miam Miam les raviolis pour ce midi !

Ensuite, longue descente de 12 km jusqu’à Baulmes. Ensuite, gros coup au moral. Nous voyons un panneau annonçant le col de l’Aiguillon à 7 km avec 610 m de dénivelé positif. Mag annonce dès le départ que cela va être dur pour les jambes et pour le moral. Elle craint de craquer... même si cela n’arrivera pas. Par contre très longue montée, en alternant le «on route... on pousse...». En plus, tout ceci se fait dans le brouillard ! Mais au bout d’un long, très long moment, enfin le miracle ! Le col et le soleil. Vues éblouissantes sur le Jura Suisse, les couleurs d’automne, les sapins, les grands champs, les vaches...des cartes postales partout. Le soleil ne nous quittera pas jusqu’au soir...mais il fait tout de même frais. Ensuite, alternance de descentes et de petites montées. Nous descendons tout le val de Travers. Nous n’en connaissions qu’un côté pour y être venus fin août. Le reste est tout aussi joli. Nous décidons de camper à «la ferme de la Coué», dont nous avons gardé un bon souvenir. C’est une ferme où il est possible de dormir sur la paille. Nous, nous choisissons l’option «camping» classique.

Dure journée, surtout pour le moral mais nous pouvons être fiers de nous.

 

Un grand Bravo à Spider-man et son équipe pour avoir réussi cette étape avec brio !

 

D’après le topo, nous avons fait les 2 montées les plus dures dans le Jura. Nous attendons demain une montée de 400 m. Ensuite, ce devrait être plus calme jusqu’à Basel.

 

Belle surprise pour Mag en allumant son portable dans la soirée. Plusieurs messages annoncent, avec une semaine d’avance, que les résultats du concours de greffier sont tombés. Admission au concours et départ pour l’école à Dijon dans quelques semaines. Trop cool.

 

 


4ème jour

Mardi 12 Octobre 2010

 

Travers - La Cibourg

40.7km

10.7 km/h de moyenne

 

Çà fait du bien de prendre une douche chaude, de faire la vaisselle avec de l’eau chaude, de manger sur une table dans une pièce avec un poêle. Merci la ferme de la Coué... Mais les bonnes choses ont une fin. Petite halte à Travers pour faire les courses de la journée et c’est reparti pour une montée. Et toujours ce petit panneau sympathique : 4 km, D+ 350 m.

C’est moitié moins qu’hier mais çà monte tout de même et les cuisses chauffent ! C’est le point positif car il fait froid ce matin et nous sommes encore dans les nuages. Finalement, on grimpe mieux aujourd’hui. Nous ne pousserons pas les vélos dans cette côte. Nous rejoignons le soleil au sommet et il ne nous quittera pas jusqu’au soir. Petit pique-nique sur un banc, au soleil, pour des saucisses et de la polenta.

Nous reprenons les sympathiques routes du Jura Suisse. Çà roule, çà monte, çà descend parmi les fermes, les vaches, les champs et les forêts.

Petite blague de la journée : Renaud en voyant dans une montée, une voiture tractant une remorque avec un cheval qui nous dépasse : «Elle avance vite la voiture pour une 1Cv». Et là, le cheval s’est mis à hennir comme s’il rigolait à la blague de Renaud. Très drôle comme situation. 

Nous nous arrêtons tôt aujourd’hui car nous avons repèré un camping ouvert quelques kilomètres après la «Chaux-de-fonds», au lieu dit «la Cibourg». Nous en profitons pour faire sécher la tente et les duvets qui ont bien pris l’humidité la nuit dernière.


5ème jour

Mercredi 13 octobre 2010

 

La cibourg - Courtemautruy

64.4km

11.5km/h de moyenne

 

Réveil en douceur au camping et ce matin nous décollons tôt par rapport à d’habitude : 9h15 nous sommes en route... avec un beau pain de 500 gr acheté au camping.

Petit déjeuner du matin : une pancarte «9 km, 190 m» : facile ! La montée est longue, progressive, avec pas mal de plat et de descentes. Au sommet, on voit une centrale solaire et quelques éoliennes dans la brume du matin. Nous passons, sans s’attarder, à la descente rapide (d’après le compteur, j’aurai fait une pointe à 62 km/h). Nous arrivons au village «les Breuleux» où l’on se ravitaille dans la Coop. Il est 12h.

Nous continuons jusqu’à Saignelégier où nous pique-niquons avec un soleil joueur et un vent glacial. Fin d’une matinée dans la brume à passer parmi les chevaux en liberté. Nous reprenons la route jusqu’à «les Enfers» où nous tombons sur un chemin de VTT, grand stress (pour le matériel), petite vitesse requise et imposée.

Nous passons à Saint Brais où l’on part pour un superbe chemin avec vue monstrueuse sur les montagnes environnantes. Nous ne savons pas où va nous emmener la route. C’est vraiment dément, nous ne voyons pas le fond des vallées. Pourtant Saint Ursanne est en bas, et c’est là que nous allons.

La descente est éprouvante pour les mains, les freins et la nuque. Arrivés à Saint Ursanne, nous nous arrêton dans le village médiéval. Et là que faire ? Une montée nous attends, faut-il la faire aujourd’hui ou pas ?

Et là, Mag a eu le courage de dire : «faisons-la aujourd’hui. Ce sera çà à faire en moins demain». C’est donc parti pour 7 km d’ascension et 350 m de dénivelé positif. Spider et Mag ont trouvé la force de monter tranquillement mais surement. Une fois au sommet, nous décidons de redescendre pour ne pas être trop dans les nuages le lendemain matin. Nous filons jusqu’à Courtemautru où nous attends une aire de pique-nique avec un petit peu d’herbe pour planter la tente et cachée de la route. C’est humide mais cela fera l’affaire. Demain objectif Basel à peu près 50 km.

 

 


6ème Jour

Jeudi 14 Octobre 2010

 

Courtemautry - Basel

66.3 km

15.2 km/h de moyenne

 

Malgré les craintes de Mag d’avoir froid cette nuit en raison d’une très forte humidité de notre tente, de nos duvets et de l’environnement, encore une nuit au chaud. Un réveil mouillé, dans la brume. Encore une nuit sans se faire déloger, ni pour nous faire payer une taxe ou amende. Nous démontons et rangeons rapidement. Nous prenons le p’tit déj’ dans le brouillard. Il fait froid ce matin. C’est le matin le plus froid depuis le début des vacances et la température ne remontera pas de la journée et le soleil ne viendra pas...

Petite montée jusqu’à Lucelle, ville frontalière, pour se réchauffer. Aujourd’hui, nous jouerons avec la frontière : une fois en Suisse, une fois en France. Ce matin, nous avançons bien. Nous sommes enfin sur le grand plateau...cela à été rare jusqu’à présent. Çà fait drôlement plaisir. Nous descendons dans une vallée étroite et bien triste sur une vingtaine de kilomètres. Arrivés à Kleinlentzel, Renaud décide de ne pas continuer sur l’itinéraire de la route numéro 7 mais d’aller rattraper l’itinéraire 23 quelques kilomètres plus loin afin de ne pas faire une montée qui s’annonce longue et dont le point de vue diffèrera peut car la brume nous bouche la vue à moins de 500 m.

Nous rattrapons donc l’itinéraire 23 et nous continuons à descendre. La route n’est pas des plus jolie et nous sommes sur une sorte de RN avec pas mal de camions mais il y a une piste cyclable. Nous nous sentons presque protégés. Seul le déplacement d’air dû aux camions qui nous doublent, nous rend méfiants. Nous avançons vite et nous voilà aux portes de la banlieue de Basel (ou Bâle pour les français). Il fait toujours aussi froid. Mag est gelée. L’arrivée à Basel, n’est pas évidente entre les indications de la routes 23 et les aménagements urbains vraiment différents de ceux de la France. Pas facile du tout ! Nous ne comprenons plus rien à la langue et aux indications. Nous essayons de survivre entre les bus, les trams dont les voies servent aussi aux vélos et aux voitures.Pas facile de trouver la gare...d’autant plus qu’on n’a même pas pensé, avant le départ, à regarder comment cela se dit en allemand !

De là, il faut trouver un hôtel. Sur le plan des hôtels de la ville, l’auberge de jeunesse n’est pas indiquée. Pas facile de communiquer, personne ne semble parler français et notre anglais a un peu de mal à revenir. Nous nous renseignons à un hôtel, type auberge de jeunesse. Pas de chambre pour 2. C’est dommage car nous aurions voulu une chambre de ce type. Nous retournons en centre ville et nous trouvons un point info. Mag se renseigne. Il y a une place pour 2 en auberge de jeunesse pour 129 CHF avec petit dej’ et l’hôtel Ibis propose une chambre pour 129 CHF sans petit dej’. Après une dure traversée comme celle du Jura, nous choisissons l’Ibis. Malgré les hésitations de Mag, car nous sommes vraiment des gueux en caleçon avec des tee-shirts d’une semaine, pas de souci à l’accueil de l’hôtel. Nous sommes des client comme les autres et nous avons bien raison de choisir l’ibis. C’est un vrai palace pour nous ! Ils nous autorisent à mettre les vélo au parking souterrain (payant pour les voitures). Nous nous sentons tout de suite à l’aise dans cette belle chambre. Nous disposons toutes nos affaires...où plutôt, nous nous étalons, nous faisons un peu de lessive et la vaisselle. Le chauffage devrait tout faire sécher d’ici demain matin. Seule la tente ne sera pas sortie. Les duvets et les tapis de sol sont, quant à eux, étendus pour séchage.

En début de soirée, nous faisons un tour en ville. Superbe ville avec un centre vraiment très sympa. Le Rhin est quant à lui impressionnant. La circulation dans cette ville est tout aussi impressionnante. Il y a une quinzaine de lignes de tram, des vélos dans tous les sens, des voitures et des piétons. Les trams sont plus petits que chez nous, moins larges. Mais ils ne «sonnent» pas beaucoup par rapport à ceux de Grenoble, respectent les cyclistes et attendent qu’ils passent. Les voitures font tout autant attention aux cyclistes et aux trams. Et tout le monde fait très attention aux piétons. C’est réellement un plaisir que de voir tout ce monde circuler, cohabiter et se respecter. Nous devrions vraiment prendre exemple !

Il est 18h30 et en Suisse, c’est déjà l’heure de manger. Nous voulons une pizza et ce n’est vraiment pas facile de trouver une pizzeria. Après une bonne demi-heure, nous en trouvons une. Ce soir, c’est pizza pour Monsieur et poulet tandoori pour Madame. A la sortie du resto, il est tôt et on peut encore faire des courses pour les jours à venir avant de retourner à l’hôtel.

Nous allons nous coucher dans une chambre chaude et douillette. Çà a quand même du bon le confort !

 

C’est la fin de la route du Jura. Demain, ce sera la route du Rhin ! En route !

 


7ème Jour

Vendredi 15 Octobre 2010

 

Basel - Koblenz

66.7 km

14.4 km/h de moyenne.

 

Réveil au chaud et au sec. Nos affaires lavées hier sont seulement presque sèches. Dommage ! Nous aurons tenté. Nous descendons prendre un petit déjeuner gargantuesque permettant un ravitaillement raisonnable en sucre, miel et pâte à tartiner. On ne peut pas s’en empêcher. On aime les portions individuelles très pratiques pour le camping.

Nous nous préparons quand Mag a une idée, fort pratique : utiliser le sèche cheveux pour finir de sécher les affaires lavées la vieille. Trop top ! Tout est sec !

Nous revoilà en route. Nous refaisons le parcours inverse par rapport à hier pour repartir de Basel et repassons le pont pris la vieille. Nous partons maintenant sur la route numéro 2.

Un début de route où nous semblons ne jamais quitter la ville. La campagne ne se dessine pas malgré les kilomètres qui défilent. Nous passons Rhein-felden, et là surprise, alors que nous laissons enfin la ville, nous trouvons du chemin, beaucoup de chemin, une dizaine de kilomètres, et toujours cette peur de crever ou de casser. Nous profitons d’un banc pour pique-niquer au bord du Rhin et du chemin. Nous continuons et nous ravitaillons dans un COOP XL. Enfin un vrai supermarché. Ensuite, c’est 5 km de «route nationale» et de nouveau un chemin. L’heure avance vite. Il nous faut maintenant trouver un bivouac. Nous apercevons une superbe centrale nucléaire, puis un monstrueux barrage sur le Rhin. Sans hésiter, nous continuons et passons devant un superbe spot entre la centrale et le barrage. Ensuite, malheureusement, nous apercevons la civilisation sur des kilomètres. Ne faisons donc «vélo» arrière pour un retour au spot à bivouac.

Nous voila donc poser entre une centrale, la ligne de chemin de fer et le barrage. Le rêve !

 

Visite surprise après avoir mangé. Alors que Renaud se brosse les dents, deux vigiles, probablement employés à la centrale nucléaire, avec leur gros chien qu’ils ont du mal à discipliner, viennent nous voir. Aucun des deux ne parle le français ou l’anglais. Facile et pas du tout angoissant comme situation. L’un des deux prend nos carte d’identité et note nos noms. Nous sommes fichés. Nous nous imaginons déjà démonter la tente et devoir continuer à vélo dans la nuit sans de réelles perspectives de bivouac. Mais non! Cela s’arrête là. C’est çà la joie de dormir à coté d’une centrale nucléaire !


8ème jour

Samedi 14 Octobre 2010

 

Koblenz - Constance

75.7 km

13km/h de moyenne

 

Ce qui devait arriver, arriva ! Ce matin, nous entendons de petits clapotis sur la toile de tente alors que nous sommes bien au chaud. La pluie est là !

Nous faisons les sacoches à l’abri, mangeons dans la tente. Finalement, nous décollons tôt. À 8h50, nous sommes partis. Meilleur temps pour le moment.

Nous enchainons les kilomètres, tête baissée à cause de la pluie.

Le paysage alterne entre habitations et usines monstrueuses. Vraiment pas beau cette partie de la vallée du Rhin. Petite pause approvisionnement dans un COOP et petit réconfort avec un cake au chocolat chacun !

La pluie ne s’arrête pas, nous non plus. Re-pause dans une gare afin d’utiliser les toilettes pour faire la vaisselle de la vieille et du matin. Vu qu’il y a un kebab dans cette gare nous en profitons pour manger chaud et à l’abri.

Nous enfourchons les vélos et repartons. Le paysage commence enfin à changer. Cela deviens plus jolie malgré la pluie. C’est tout de même très dur, la route alternant entre route et chemin caillouteux le long du Rhin. Nous passons devant l’entrée du village du Rheinfall, nous ne nous arrêtons pas pour faire les touristes. Il semblerait que ce soit payant pour voir les chutes du Rhin et il faudrait laisser les vélos à l’extérieur de la cité. Nous verrons les chutes de loin. Le moral n’est pas vraiment à la visite. Nous voulons fuir la pluie. Nous arrivons à Schaffhausen, le moral très bas, Il avait été calculé que nous serions à Constance en 2 jours. Nous en sommes à 60 km, et il pleut. Renaud décide de prendre le train jusqu’à Constance pour dormir au chaud. Sitôt dit, sitôt fait. Nous avons les billets et le train est dans 10 minutes. Pas le temps de chaumer. La gare est un régal : plan incliné et train à hauteur de quai.

16h40 : nous arrivons à Constance. Commence la galère pour trouver un hôtel. Beaucoup sont soit complets, soit trop chers. Nous repérons sur le plan une auberge de jeunesse (à coté d’un camping, solution de repli). Elle est à 4-5 km du centre de Constance. Il faut passer la frontière allemande pour y aller. Après des kilomètres interminables, nous y arrivons enfin. Et là surprise. Rien à voir avec les auberge d’Islande : pas de cuisine commune, pas de dortoirs mixtes, mais il y a une place pour chacun et le repas du soir peut être pris sur place.

Nous optons pour la formule tout compris: nuit, diner et p’tit déj. Dans les dortoirs, c’est la surprise. Il faut passer par la douche pour accéder aux toilettes. Donc s’il y a quelqu’un à la douche, pas de toilettes. Le repas du soir, ce n’est vraiment pas terrible et il faut avoir mangé pour 19h30 maximum. Petit café dans l’espace commun en écrivant notre journal de bord. Des français «kaille-kaille» râlent à l’accueil. Nous nous croyons en France!

 

A noter : une rencontre curieuse aujourd’hui. Nous avons vu une tondeuse autonome qui tondait la pelouse toute seule comme une grande. Un truc de fou. Plus de corvée!


9ème Jour

Dimanche 17 Octobre 2010

 

Constance - Oberriet

87.7 km

14.7 km/h de moyenne

 

Après une nuit moyenne pour Mag ( les joies du dortoir), nous nous attaquons au petit dèj’, avec l’espoir d’un mieux pas rapport à hier soir. Au premier passage nous conforte dans la médiocrité du petit déj’ puis nous découvrons un appareil à gaufre avec de la pâte, et la le petit déj’ est devenu beaucoup plus appréciable.

Nous décollons tot, le lac est grand, il faudrait que nous ayons fini de le longer pour espérer trouver un bivouac.

8h50, il fait gris et froid et nous partons. nous avons la joie de suivre le presque bord du lac, exactement le même tracé que le train...

Il commence à tomber quelques gouttes nous nous équipons en cosmonaute pour ne pas être mouillé, le vent viens aussi nous dire bonjour, c’est pas très agréable, froid, pluie et vent, manger en bord de lac n’est pas des plus agréable, nous nous arrêtons à Rorschach. Nous nous croyons en bord de mer, port, ferrie, mouette et petite vague.

Nous quittons enfin le lac, pour contourner un aérodrome, puis nous longeons l’autoroute, puis nous traversons les champs en suivant les canaux. Le paysage est beaucou plu jolie qu’avant. Spiderman aime tellement l’endroit qu’il nous impose une pose mécanique sur crevaison. 30minutes plus tard, c’est reparti; Quelques kilomètre plus loin nous réalisons qu’il est l’heure de chercher un bivouac. Un choix s’impose, un petit bois au bord de l’autoroute et de la ligne de train, il y a plus idyllique mais, nous serons tranquille pour la nuit.

 


10ème Jour

Lundi 18 Octobre 2010

 

Oberriet - Jona

81.8 km

14.4 km de moyenne

 

Encore une bonne nuit sous la tente, ce matin, pas de soucis d’humidité, la toile extérieure n’est même pas mouillé (merci les arbres). Nous levons le camp rapidement, le froid et le temps gris annonce le thème de la journé, pas des plus encourageant. Nous arrivons à Busch, en tenue de cosmonaute car les gouttes viennent de temps en temps nous chatouiller. Nous trouvons une bouteille de gaz (nous terminons ce matin même l’une de nos 2 bouteilles) dans la Migros. Nous continuons le long du rhin, sur une monstrueuse digue de 25m de haut. Sur l’autre rive du rhin, il y a une autre digue, gardant le liestentchein, principauté allemande. Après une dizaine de kilomètre le long du liestentchein, entre le rhin et l’autoroute (que nous dominons), nous quittons enfin la route 2, route du rhin, pour ne suivre que la route 9, la route des lacs, qui doit nous emmener jusqu’à montreux. Ce midi, nous dejeunerons sous la pluie, sur un banc entre Sagans et Flums.

A flums, nous découvrons un lac immense, Walensee, au fond d’une vallée encaissée, où les Suisse semble ne pas avoir la place de permettre à tous, l’autoroute,les villages, le train et les vélos de passé le long du rivage. C’est un paysage vraiment jolie, sans le bruit de l’autoroute, se le serait encore plus.

A flums, Captain sharky a fait remarquer un saut sur sa jante, un «retour» dans son frein arrière. Il y a une bosse sur un coté de ma jante, cela ne nous inquiète pas trop, il suffira de ne pas freiner de l’arrière, on verra au prochain magasin de vélo. Nous surveillerons cela au fils des kilomètre pour voir si cela évolue. C’est à Mug que cela se gate, un petit bruit de métal, et c’est un bout de jante qui s’en va. Nous voyons le pneu sur 4cm, mais il faut continuer, nous sommes au milieu du lac, la prochaine ville, Weesen, il y aura peut être un magasin de vélo. Captain sharky roule, car il y a pas mal de distance à couvrir, si cela saute, et bien nous verrons bien, il faut avancer.

Arrivée à Weesen, il n’y a rien, seulement un seul hotel et une superette, il est 16h30, nous filons à la gare pour voir les trains. Pas de train plus loin que Zeigbrucke, 10km plus loin, on tente notre chance. Pas de guichet, nous prenons 2 billet sans savoir si le trains prends les vélo. Le train passe à 16h50, c’est la galère, nous ne voyons pas de logo vélo, nous montons à l’arrahce, il y a des marches et bouchons l’entrée.

A Zeigbrucke, il y a un guichet et une guichetière qui parle francais, enfin. Elle nous donne les adresse des Hotels, et du vendeur de vélo du village. Nous allons voir le premier hotel, il est complet, le second semble tout simplement abanadonner. Retour à la gare.

Décision prise, nous irons jusqu’à Rapperswil, plus touristiques, plus de chance de trouver un hotel. Arrivé à 18h30, nous repèrons une auberge de jeunesse sur le plan. Nous y filons rapidement en faisant attention à captain sharky blessé. Nous y arrivons à 18h50, le gérant ne peux pas nous «chécker» tout de suite, il sert à manger, nous enchainons donc sur le repas. Et c’est un changement par rapport à constance, le repas est succulent, un vrai plaisir. 19h10, nous sommes dans la chambre, poser, avec les adresses des vendeurs de vélo, ça fait du bien au moral.

Objectif du lendemain, réparer captain sharky et repartir!

 


11ème Jour

Mardi 19 Octobre 2010

 

Jona - Unteragen

53.7 km

10.8 km/h de moyenne

 

Après un costaud petit déjeuner (sans gaufre tout de même) et une très bonne nuit, nous partons à la recherche d’un médecin pour captain sharky. Dès le premier magasin, nous trouvons notre sauveur. Il a une roue dispo et peut faire la main d’œuvre immédiatement pour un tarif raisonnable.

A 10h30, captain Sharky est tout réparé et gonflé à bloc. Le voyage peut continuer.

Nous faisons une halte au «tourism informations» car il y enfin de jolies cartes postales.

Nous traversons le lac d’Obersee et attaquons directement sur une grosse montée. Les jambes ne sont plus là, habitué au plat depuis 4 jours, ça chauffe sévèrement les cuisses.

Au 2/3 de la montée, nous faisons un pause repas, le soleil bien présent depuis le début de la matinée joue à cache-cache. Ensuite fin de la montée, et nous quittons la vue sur le lac de zurich, qui est censé être au bout mais que l’on ne verra jamais, une brume sur le lointain.

Jolie surprise en haut avec une vue sur les premiers sommet alpins enneigés. Le spectacle est grandiose. En avançant, nous découvrons au pied des montagnes, un petit lac, un vrai paysage de carte postale. Nous nous arrangeons avec le parcours pour gagner du temps et des kilomètres.

Nous arrivons à Einsiecleln, qui semble être un lieu de pélerinage religieux. Nous nous arretons faire quelques courses à Migros et après, tout se gate, la pluie arrive, et l’itinéraire est sur plusieurs kilomètres sur une grosse route pas des plus agréable. De plus il y a des travaux, donc les dépassement des voitures sont parfois oser.

Nous quittons cette route pour un itinéraire plus buccolique où nous enchainons les montée descente. La fatigue nous gagne et impossible de touver un coin à bivouac dans cette campagne très habitée. Nous continuons jusqu’au lac d’Agerisee. Pas plus de spot à bivouac  au bord de ce lac.

Nous tentons les camping, mais pas de chance, les 3 premiers  sont fermée, il nous faut faire 10km, pour aller de l’autre coté du lac pour en trouver un ouvert. Nous y arrivons vers 18h, nous payons bien cher pour une nuit, les Suisses en semblent pas connaitre les tarifs saison basse. D’autant que les douches sont payantes... Mais nous bénéficierons d’une salle pour manger à l’abri, avec électricité et évier.

Ce soir soirée écriture (cartes postales) au chaud.

 

PS technique: La roue arrière était bien usée (0.4mm) et le monsieur m’a dit qu’en dessous de 1mm, il fallait changer car c’était déjà limite. La roue avant lui semblait en meilleure état, on verra bien!

 


12ème Jour

Mercredi 20 Octobre 2010

 

Unteragen - Luzerne

63.1 km

13.4 km/h de moyenne

 

Réveillé par la pluie forte pendant toute la nuit, il faut bien se lever... dur dur.

Surtout que la surprise du matin est bien désagréable, le sol n’a pas absorbée l’eau, nos matelas, les duvets,la tente mais aussi le tapis de sol de la tente sont trempés. Nous déjeunons tout de même au sec et partons sous la pluie.

Dès le départ, nous descendons dans une vallée sombre et humide, il fait froid, très froid. Nous n’aprécions vraiment pas le trajet jusqu’à Zug. Nous n’aprécions même pas le bord de lac, la tête dans le guidon.

A 14h nous arrivons à luzerne, après 10km de chemin boueux, les vélos et les équipages sont sales. Nous cherchons un fast-food, mais pas si facile quand vous ne connaissez pas la ville. Nous trouvons un kebab, cela fera l’affaire.

De la, nous trouvons un plan pour nous aiguiller vers l’auberge de jeunesse où nous voulons passer la nuit. Il est tot mais la plui,e le froid ne nous encourage pas à continuer.

Nous faisons secher la tente, les duvets et les tapis de sol. Au vu de la suite du parcours, nous décidons de passer le prochain col en train, la route ne parait pas très jolie, et de toute facon, nous verrons la même chose en train car les 2 itinéraires se suivent. Nous prendrons donc le train pour interlaken demain patin et réaliserons en 2h, 90km et 500m de dénivellé.

Nous profitons de la soirée pour se balader à lucerne, et mangeons dans un burger king. Une soirée sympa sous un ciel couvert.

 

 


 

13ème Jour

Jeudi 21 octobre 2010

 

Lucerne - Rougement

33.2 km

13.6 km/h de moyenne

 

Réveil un peu speedou pour ne pas louper le train. Il faut refaire les sacoches, plier la tente, aller à la gare, acheter les billets... Tout s’enchaine bien et nous montons dans le train de 8h55 pour Interlaken.

Il fait beau et nous profitons du paysage sans effort. Cela change et fait du bien au moral. Nous admirons les magnifiques vues sur les sommets alpins enneigés qui surplombent lacs et villages. Le train grimpe dans la montagne. Nous nous demandons où vont passer les rails tellement la montagne est raide. Nous aurons le droit à une descente impressionnante en pourcentage. Nous arrivons à Interlaken vers 11h et nous reprenons la route à vélo en direction de Spiez. Rapidement, nous nous retrouvons à longer une grosse route à l’ombre. Il fait très froid. Nous faisons 15 km le long de cette route. Vraiment pas terrible !Heureusement que le paysage est beau et que l’on roule de temps en temps au soleil. Arrêt déjeuner 2 km avant Spiez, au bord du lac et au soleil. Le moral n’est pas au top malgré cela. Le froid, la longueur du voyage qui se fait sentir, les grosses routes et la perspective de faire 40 km d’ascension...

Nous décidons d’aller à la gare de Spiez pour voir si un train peut nous monter plus haut.

Nous trouvons un train qui peut nous emmener jusqu’à Gstaad. Nous nous reposons pendant le trajet. La fatigue du voyage se fait bien sentir. Nous nous disons qu’il serait peut être bien que le voyage se termine. 13 jours dans le froid et l’humidité...ajouter à cela le stress de l’itinéraire, la non possibilité de bivouaquer comme on veut, les difficultés dues à la langue, le budget qui est plus important que prévu... c’est quand même bien dur et usant nerveusement.

La vallée jusqu’a Gstaad est très jolie, large et ensoleillée. Nous aurions pu sans doute

bivouaquer ici...mais nous avons cédé à la facilité et au confort. Nous passons le col et voyons enfin Gstaad.

Arrivés à la gare, il n’y a pas de plan incliné mais un ascenseur assez grand pour les vélos. C’est top. Nous ne prendrons pas le temps de faire du shopping (Hermès, Ralph Laurens...). De toute façon, nous n’avons pas de place dans les sacoches. Nous repérons deux campings qui sont sur notre itinéraire. Pour le premier, il est ouvert mais personne à la réception. Nous faisons le tour du propriétaire.Vraiment cher pour la prestation (d’autant que les douches sont encore une fois, payantes). Nous continuons la route. L’autre camping est déjà à l’ombre quand nous y passons. Nous ne prenons pas la peine de visiter les installations et nous continuons notre route.

Nous arrivons dans la Suisse qui parle français car les panneaux redeviennent compréhensible. C’est un vrai plaisir.

Avant 17h, nous trouvons un endroit parfait pour le bivouac. Il s’agit d’un emplacement pour les pique-niques, avec du bois pour faire du feu, des tables et un espace assez grand pour notre tente. Nous tenterons de faire un feu mais nous ne sommes vraiment pas doués. Il ne prendra pas. Dommage car il fait vraiment très froid.

 


14ème Jour

Vendredi 22 Octobre 2010

 

Rougemont - Montreux

87.3 km

14.1 km/h de moyenne

 

Après une froide nuit, nous sommes obligés de sortir des duvets où nous sommes si bien. La tente est gelée, les bidons d’eau congelés et les duvets humides. Nous démarrons à l’ombre. Vraiment pas évident. Nous devons faire attention au verglas car le gel est partout. Le soleil apparait sur l’autre coté de la vallée mais l’itinéraire semble avoir un malin plaisir à nous faire évoluer à l’ombre. Le chemin est sensé descendre jusqu’à Bulle, mais il ressemble plus à des montagne russes avec des descentes raides et rapides et aussitôt après, des côtes plus longues et moins raides mais bien dures tout de même pour nos petites jambes. Il nous faudra 40 km pour arriver aux alentours de Bulles, à la maison du gruyère exactement, où nous faisons un petit tour dans une boutique souvenir (pour acheter du gruyère notamment). Nous voici au pied du château de la gruyère. La fraicheur ambiante ne nous incite pas à aller faire un tour dans le village. Nous filons jusqu’à Bulle où nous pique-niquerons sur un banc et au soleil.

Il nous reste 35 km jusqu’à Veuvey, un point plus bas que là où nous sommes sur la carte. Nous avons donc espoir que nous allons descendre jusque là!

Il n’en est rie. 15 km de faux plat ou de légères montées jusqu’au Châtel-Saint-Denis avec un petit vent de face. Le moral n’est pas au plus haut, d’autant que nous ne voyons pas le lac Léman. Quelques kilomètres après Châtel-Saint-Denis, c’est la descente salvatrice. Le moral n’est vraiment pas là. Renaud en oublie de faire des photos alors que nous avons un joli point de vue sur le lac. Une fois en bas, c’est la grosse claque. Nous sommes à la riviera Suisse. Les automobilistes ne se comportent pas comme partout ailleurs en Suisse. On nous frôle, on nous klaxonne (seulement les français d’ailleurs !) et les bus semblent simplement ignorer notre présence... Bienvenue dans l’arc lémantien !

Petite surprise à Montreux : c’est le XIIIème sommet de la francophonie. Centre ville fermé. Il y a des militaires à tous les coins de rue pour interdire le passage et faire la circulation. Les détours se font sur des routes plus en hauteur, donc en vélo, ce n’est vraiment pas la joie. Nous trouverons l’auberge de jeunesse sur un coup de chance et il reste de la place. Nous voila logés pour la nuit. Petit diner à la lueur du rechaud au bord du lac Léman bien sympathique d’autant qu’il fait bien meilleur ici qu’à Gstaad.

 

 


15ème Jour

Samedi 23 Octobre 2010

 

Montreux - Genève

33.1 km

12.9 km/h de moyenne

 

Encore une mauvaise nuit pour Mag avec une personne très ronflante et sans gène (elle a laissé son réveil sonner toutes les 7 minutes de 5h45 à 6h30...). P’tit déj’, sacoches et nous voila repartis sur les vélos.

Le sommet de la francophonie et les militaires nous obligent à remonter dans les hauteurs pour passer Montreux. Çà met en jambe. Nous retrouvons ensuite la route du lac, mais c’est une grosse route avec beaucoup de voitures et de camions. De plus, la pluie vient pointer le bout de son nez. Nous voila donc, de nouveau, en tenue de cosmonaute. A part un petit détour dans les vignes qui surplombent le lac Léman, la route n’est pas très agréable (il y a des portions en 2x2 voies...). Nous allons jusqu’à Lausanne. La fatigue accumulée, la météo et la route pas très attrayante nous donne les excuses de finir en train. Arrivée à Genève vers 12h20. Mauvaise surprise : la SNCF fait grève ou plutôt continue la grève entamée depuis plusieurs jours. Pas de TER Rhône-Alpes...merci... Nous voilà coincés à Genève. En espérant que l’on ait un train le lendemain. En attendant, nous nous disons que l’on va en profiter pour visiter la ville.

Nous trouvons un hôtel près de la gare assez vite. Nous allons pouvoir visiter la ville. Douche, repas, courses et repos. Cela fait franchement du bien. En fin d’après midi, nous partons à la découverte de la ville : le jet d’eau, le centre ville et le lac. Çà fait du bien de flâner... sans les vélos.

Ce soir, repas d’anniversaire pour Madame dans une charmante pizzeria. Soirée tranquillou à l’hôtel, au chaud, en espérant sincèrement avoir un train pour le lendemain.

 

 


16ème Jour

Dimanche 24 Octobre 2010

 

Genève - Grenoble

9 km

12.2 km/h

 

Réveil tardif pour ce dernier jour en Suisse. Nous nous préparons très vite pour attraper le train de 10h17. Arrivés à la gare, le train est supprimé et aucune infos. Pas de guichet SNCF, pas de borne... Un seul bus dans la matinée va jusqu’à Bellegarde, un trou, d’où il y a aurait des correspondances pour Lyon. Aucune info pour la direction de Grenoble. Nous ne tentons pas de rester à la gare à attendre un hypothétique train ou bus. Nous tentons notre chance auprès des bus des aéroports. Et nous avons raison. Après 6 km, nous sommes à l’aéroport et les bus aussi. Il y a une petite place pour nous et nos vélos... Enfin le retour à la maison.

Lors de notre arrivée à Grenoble, il pleut mais nous sommes contents de rentrer et les chats super contents de nous retrouver. Déferlement de miaou, miaou et de câlins ronronnant.

 

 

Nous rentrons fatigués mais contents d’avoir fait nos premières vacances à vélo !

Une belle expérience qui aurait sans doute été moins dure avec une météo plus clémente. En partant en septembre, cela aurait été certainement bien plus facile.

 

 

Total de kilomètres effectués : 915.4 km


Une crevaison chacun et une roue cassée à cause de l’usure... on s’en sort bien pour deux semaines de voyage.